Ma vie d'écrivain

13.02.2018
Martin Rouillard
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En attendant la parution du tome 4 de la série Les Gardiens de Légendes, je vous propose un roman de science-fiction de l’auteur chinois Liu Cixin : Le Problème à Trois Corps. Gagnant du prix Hugo en 2015, le roman est le premier tome d’une trilogie portant le même nom. Le deuxième tome, intitulé La Forêt Sombre, est déjà disponible en français et je vous le recommande tout autant. Le troisième et dernier tome (Death's End) est déjà paru en anglais et devrait paraître en français d’ici peu. Je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais ça ne saurait tarder. Personnellement, je ne suis pas le plus fervent amateur de science-fiction, même si j’ai bien aimé le cycle Fondation d’Isaac Asimov, considéré par plusieurs comme le père de la science-fiction. D’ailleurs, saviez-vous que M. Asimov a écrit plus de 500 livres dans sa vie et au moins 90 000 lettres et cartes postales ? On peut seulement imaginer ce qu’il aurait fait d’un outil comme Twitter ! Cela étant dit, je sais apprécier une œuvre littéraire ou cinématographique de science-fiction lorsqu’elle est bien travaillée ou, encore mieux, lorsqu’elle sort des sentiers battus et des stéréotypes. C’est probablement pourquoi le roman de Liu Cixin m’a rapidement captivé, puisque le livre commence beaucoup plus comme un thriller et qui flirte même avec le surnaturel. On y trouve également un caractère historique dès le départ, alors que le roman commence en pleine Révolution Culturelle chinoise. Dès le début du roman, plusieurs questions se bousculent dans notre tête et nous voulons en savoir plus. L’auteur nous présente d’abord Ye Wenjie, dont le père est sauvagement exécuté lors de la Révolution Culturelle sous ses yeux. Cet épisode restera gravé dans la mémoire de Ye Wenjie et fera naître en elle une haine pour l’espèce humaine. Ensuite, quelques décennies plus tard, les scientifiques les plus en vue dans leur champ respectif se suicident les uns après les autres sans que personne sache pourquoi. Plus étrange encore, on apprend rapidement que quelques jours avant leur mort, ces hommes et femmes ont vu apparaître dans leur champ de vision un décompte numérique dont ils ne peuvent se débarrasser. Même les yeux fermés, ils voient toujours les chiffres descendre inlassablement vers une suite de 0. Pour ajouter encore au mystère, les décès semblent être liés à un jeu vidéo : Le Problème à Trois Corps. Je ne veux pas en dire trop, car je crois que cette histoire mérite de conserver un élément de surprise pour le lecteur. Je dirai seulement que le livre verse éventuellement dans la science-fiction et lorsque cette chute arrive, accrochez-vous ! Plusieurs raisons expliquent mon engouement pour la série de Liu Cixin, même si je ne suis pas naturellement attiré vers la science-fiction. Tout d’abord, l’aspect technique y est admirablement bien vulgarisé. Je ne vous le cacherai pas, lorsque l’histoire prend le virage de la science-fiction, l’auteur nous livre passablement d’information scientifique. Des questions que j’avais depuis le début du livre sont répondues à l’aide de la physique et autres sciences, mais d’une façon facile à comprendre. Les explications coulent bien dans l’histoire, sans nous faire décrocher, ce qui est souvent le cas avec d’autres livres du même genre. Plus admirable encore est l’expansion des frontières de la science pour expliquer les réponses qui, selon Adam Savage, animateur de la célèbre série télévisée MythBusters, restent toujours plausibles et crédibles à travers le livre. Souvent, je trouve que les auteurs de science-fiction ont recours à certains « détours » pour contourner les lois de la physique et offrir des explications boiteuses et sans fondements dans la réalité. Liu Cixin, quant à lui, présente des problèmes intrigants au lecteur et offre ensuite des réponses aussi surprenantes que plausibles. Toujours en évitant d’en révéler trop sur l’histoire, sachez que l’auteur aborde un thème très populaire dans la science-fiction, mais Liu Cixin l’aborde d’une façon différente. Pratiquement tous les romans de science-fiction (et soyons honnêtes, la plupart des romans en général) racontent une histoire d’un point de vue nord-américain. Je ne parle pas ici de géographie, mais plutôt de culture. Les personnages se retrouvent dans des situations inusitées et dangereuses et leurs réactions sont guidées par une culture et une éducation occidentales. Dans Le Problème à Trois Corps, le thème populaire est abordé du point de vue culturel chinois. C’est donc une culture et une éducation orientales qui guident les réactions des personnages et ce petit détail fait une énorme différence dans l’histoire. En plus de découvrir les nombreuses couches du mystère à travers les pages du livre, j’ai beaucoup aimé ce regard différent sur la société. Les motivations derrière les décisions des personnages sont différentes de celles auxquelles nous sommes habitués et ce vent de fraîcheur est le bienvenu. Le Problème à Trois Corps est disponible chez Amazon (amazon.ca, amazon.fr et amazon.com) et probablement dans une librairie près de chez vous. Bonne lecture !
31.01.2018
Martin Rouillard
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Il y a quelque temps, j’ai visionné une vidéo dans laquelle un vieil homme raconte comment les homards grandissent. Comme vous le savez, le homard est un mollusque vivant à l’intérieur d’une carapace. Au cours de sa vie, il grandit, mais la carapace, elle, ne grandit pas avec lui. Elle reste dure et immuable. Comment le homard fait-il pour grandir alors ? Lorsqu’il sent que la carapace devient trop petite, le homard se cache sous une pierre, à l’abri des prédateurs, et se débarrasse de sa vieille carapace. Il en produit alors une nouvelle, qu’il portera jusqu’à ce que celle-ci devienne également inconfortable. Le signal qui indique au homard que le temps est venu de se débarrasser de sa carapace est son inconfort, la pression exercée par la carapace devenue trop petite. J’aime particulièrement ce que dit le vieil homme à la fin de la vidéo : « Si les homards avaient des docteurs, ils ne grandiraient jamais ! » L’année 2017 fut une année que je comparerais à une carapace devenue trop petite. Ce fut une année stressante et pénible, au cours de laquelle certains événements sont venus exercer une pression sur moi qui me semblait souvent insoutenable. Pour être complètement honnête, j’ai passé de nombreuses heures noires à contempler toutes sortes de portes de sortie. Heureusement, avec de l’aide et une prise en main, j’ai compris qu’il était temps pour moi de me débarrasser de ma carapace, plutôt que m’entêter à y vivre. C’est ainsi que j’ai décidé de fermer ma petite entreprise, les Éditions Smart Cat, pour reprendre l’écriture à temps plein. J’ai également mis sur pied un service d’aide à l’autoédition et de coaching d’écriture, dont vous trouverez tous les détails sur mon site. Bref, je reviens à la base, à ce que j’aime faire, c’est-à-dire partager mon amour pour l’écriture, ce que je ne faisais plus moi-même depuis quelques années. J’ai fait du ménage dans ma vie et j’ai organisé mes priorités. J’ai repris l’entraînement et adopté une saine alimentation. J’ai refait mon horaire pour y intégrer de la méditation et plus de lecture. J’ai annulé mon abonnement à Netflix et même à la télévision, pour avoir le maximum de temps à consacrer à l’écriture. J’ai même mis ma maison en vente, car au fond, je n’ai nullement besoin d’un endroit aussi grand ! Pour 2018, je veux me refaire une nouvelle carapace, confortable et reluisante. Contrairement au homard, nous avons le pouvoir de visualiser cette carapace et de prendre les moyens nécessaires pour l’obtenir, alors aussi bien en profiter. C’est dans cet esprit que j’ai refait mon site officiel, pour mettre à jour mon image et refléter cette nouvelle carapace. J’ai également pris la décision d’être plus présent sur les réseaux sociaux donc, si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez me suivre sur Facebook, Instagram et Twitter. Finalement, c’est aussi dans cet esprit que j’ai entrepris ce blogue, intitulé MA VIE D’ÉCRIVAIN, car je veux partager avec vous chaque étape de la construction de cette nouvelle carapace. Peut-être arriverai-je à inspirer certains d’entre vous à en faire autant. Si, comme moi, vous sentez une pression énorme sur vous et un inconfort constant dans votre vie, peut-être est-il temps de changer votre carapace ?

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